Plusieurs mesures inscrites dans le projet de loi de finances pour 2026 s’appliquent depuis mai 2026. Par exemple, le montant de la taxe principale pour la délivrance d’un premier titre de séjour sera relevé de 100 euros et celui d’une demande de naturalisation de 200 euros. Les personnes étrangères devront également s’acquitter d’un montant de 100 euros pour la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. Le droit de timbre demandé en sus au titre des frais administratifs d’instruction du dossier est multiplié par deux, passant de 25 à 50 euros. Et cette liste est loin d’être exhaustive…
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Le gouvernement justifie ces augmentations par les gains générés qui permettront une amélioration des services préfectoraux dédiés, reconnaissant ainsi implicitement les dysfonctionnements et les longs délais régulièrement dénoncés par les associations. On peut rêver…
Mais dans les faits un nouveau cap est franchi dans la politique de dissuasion et de précarisation à l’encontre des personnes étrangères. Ces mesures pèseront lourdement sur des femmes, des hommes et des familles souvent en situation de grande précarité économique, aggravant les obstacles déjà existants liés à la dématérialisation des démarches et à la réduction de l’octroi des titres pluriannuels.
Les étudiants étrangers extra-communautaires ne sont pas oubliés ! La discrimination est assumée !
Droits d’inscription pour les étudiants extra communautaires jusqu’à 15 fois plus élevés que pour un étudiant français. Par exemple inscription en Master 3941€ contre 254€ pour un étudiant français. Les exonérations laissées jusqu’à présent au choix des universités sont maintenant strictement encadrées et réduites. Ces étudiants extra communautaires ne bénéficient en outre plus du droit à l’APL.
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